29 septembre 2013

Chronique #76 : Big Easy





Big Easy 


Auteur : Ruta Sepetys

Chez Gallimard Jeunesse

Parution le 17 Octobre


Résumé :


Années 50 à La Nouvelle Orléans, Josie Moraine, dix-sept ans, n’a pas tiré le gros lot. Fille d’une prostituée qui n’a rien d’une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir.


Mon avis : 


                Il y a plus d'un an, j’avais découvert Ruta Sepetys à travers son bouleversant roman Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre. Ici, l’auteur nous entraine dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans : le Vieux Carré (se prononce Voo Carray) au cœur des années 50. On y rencontre Josie Moraine, jeune femme au caractère bien trempée qui semble prête à se battre pour poursuivre ses rêves en dehors de Big Easy ! 



                Ma mère est une prostituée. Le roman débute sur ces mots. Durs et directs, ils définissent assez bien la vie sans complaisance que mène Josie. Pourtant, elle ne se laisse pas abattre. Bien décidée à s’en sortir, elle refuse la voie de l’argent facile et ne relèvera pas sa jupe. S’échappant à travers les romans qu’elle lit, dans la librairie dans laquelle elle travaille, encouragée par ceux qui lui attribue une vive intelligente, son rêve commence à prendre forme. Celle de Smith, prestigieuse université du Massachusetts, loin de Big Easy


                Autour d’elle, on découvre une pléiade de personnages secondaires de tous horizons.  De Willie Woodley, directement inspirée de la célèbre madam Norma Wallace en passant par Cokie, le chauffeur de taxi attitré à la Maison de Willie ainsi que Patrick, l’ami libraire ou Jesse, dingue de voitures. Mais également les « nièces » de Willie : Dora, Evangeline, Sweetie, toutes formant une sorte de famille autour de Josie


                Jo, est une battante. Intelligente et déterminée, elle aussi terriblement attachante. C’est un personnage auquel je me suis accrochée dès les premières lignes du roman et dont j’aurai aimé suivre la route bien après les dernières lignes de son récit. J’ai ri, été inquiète, puis rassurée, anxieuse et impatiente avec elle. Et sans ce personnage, le voyage dans Big Easy n’aurait pas été le même. 


                Depuis toute petite, la lecture et la musique lui ont permis de s’échapper de son quotidien difficile et d’échapper à sa mère. Ainsi, dans son amour des livres, elle trouvera un refuge qui prendra la forme de la librairie des Marlowe, leur amitié ainsi que le petit appartement au-dessus de la librairie. La musique, elle est présente en arrière-plan avec les chansons que fredonne Jo. Cette musique (le jazz, le blues) je m’attendais bien à la trouver là : dans le nid où elle est apparue, dans cette ambiance si particulière de la Nouvelle Orléans.




                Cette ambiance que recrée Ruta Sepetys au travers de sa plume si juste. Je l’avais savouré dans Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre et c’est encore le cas ici, mais différemment. Elle détruit savamment l’image du rêve américain qui émerge après la guerre, déterrant la souffrance et les désillusions.  Elle creuse aussi plus profond que les apparences, révélant passé et secrets. 


                Pour conclure, je dois avouer qu’il y a une vraie constante dans les romans qui me font chavirer : le voyage. Dans ce roman que l’on peut qualifier d’historique, le récit se déroule dans la Nouvelle Orléans.  Et même si le Vieux Carré des années 50, le quartier de Josie est sombre, j’ai ajouté La Nouvelle Orléans dans ma Liste (mentale) des Lieux à Visiter ! Après avoir terminé le roman, j’ai fait mes petites recherches et j’ai hâte de cocher ce point de ma Liste…
               

-Les grandes décisions, déclara-t-il, voilà ce qui façonne nos destinées.


Alors, que ce soit le contexte historique terriblement intéressant ou le cadre de la Nouvelle Orléans, plein de mélanges surprenants et de mystères. 
Que ce soit le mondes des truands et des gangsters ou bien les dessous des maisons de joie. Que ce soit les personnages attachants ou bien ce qui nous révulsent, 
dans tous les cas, c’est Ruta Sepetys, et c’est un grand roman !

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Sur son site, Ruta Sepetys parle de son roman. 


Elle explique également dans cette vidéo comment lui ai venue l'idée de Big Easy et ses nombreuses recherches sur le Vieux Carré !
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4 commentaires:

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